Se rapprocher de la miniature. Plonger dans la vision brouillée, déformée d'une photographie astigmate. Dans “Les heures paisibles”, Cécile Genest parcourt des lieux inhabités ou obscurs, tels que des lacs, des mares ou des sources dans “Les eaux dormantes” ; des champs de ronces, des forêts ou un terrain de foot dans “Les terres troubles”. Ce qu’il faudrait explorer, c’est l’intimité d'un univers minimaliste, où le fantastique s’installerait peu à peu dans le décor. Avec des profondeurs de champ bousculées, l’oeil s’enfonce dans des paysages liant l’infime à l’immense, l’épine au ciel gris. Et si la présence humaine est réduite, c’est pour mieux amener à la rêverie avec une volonté parfois narrative, cinématographique. C’est avant tout une photographie picturale dont il est question, entre imaginaire et constat, révélant des images d’une géographie nouvelle. “Descendre dans l’eau ou errer au désert, c’est changer d’espace” écrit d’ailleurs Diolé dans Le plus beau désert du monde.


BIOGRAPHIE:


Cécile Genest –

Née le 17/11/1979. Cécile Genest vit et travaille à Paris.

Diplômée de l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Nantes en passant pas l’Ecole d’Art de Dundee en Ecosse, elle mène depuis huit ans une réflexion photographique en grand format sur l’absence dans le paysage, entre document et fiction.

Elle réalise en 2005 une exposition collective « La région de Wernicke » à l’atelier Alain Lebras à Nantes ; en 2004 « Plongées » à l’espace Paul Greslé à Savenay ; elle participe ensuite avec le collectif  de photographes Icono Verde à plusieurs expositions, notamment à la Quinzaine photographique nantaise 2006, au Off du festival des Chroniques Nomades 2007 à Honfleur, puis à la Quinzaine photographique de Blain 2008. Début janvier 2009, elle expose "Second life houses" dans le cadre du projet d'Icono Verde « Des airs de vacances », à la galerie photographique nantaise l’atelier A.

CÉCILE GENEST


LES HEURES PAISIBLES