CAVE SALVAT
CAVE SALVAT
L’univers sidérurgique est parfois dantesque, souvent éprouvant, mais également magique.
Il allie les machines énormes aux techniques sophistiquées.
En faire partager l’ambiance, en garder la mémoire et rendre hommage à ses artisans est notre propos.
Biographie
Michel Lesage naît en Picardie en 1940. Après des études secondaires il est apprenti au chemin de fer, puis c’est le service militaire, 25 mois en Algérie. La photo l’intéresse déjà, mais il y a là d’autres priorités...
A son retour il quitte le chemin de fer pour s’intéresser au fer tout court : il s’implante en Lorraine et intègre la sidérurgie comme électronicien. Après six années d’études en autodidacte et deux à Grenoble il devient ingénieur électricien. Il aime la photographie, mais une vie professionnelle chargée limite son champ d’action.
Sa carrière se déroule essentiellement au bureau d’études, ce qui lui fait fréquenter la totalité
des lignes de fabrication : cokerie, hauts-fourneaux, aciérie, laminoirs à chaud et à froid, lignes de revêtement et de finissage, etc.
Surtout attiré par la photographie en noir et blanc, il intègre un club photo dans les années 90. Et il redevient autodidacte… cette fois dans l’obscurité de son laboratoire.
Photographe amateur, il n’est pas spécialisé.
Il expose dans son village de Zoufftgen une série de paysages et de photos prises sur le vif.
Il participera à de nombreux concours nationaux ou internationaux. Une photo est élue meilleur cliché d’Alsace-Lorraine en noir et blanc.
Puis photographier l’homme au travail, sujet peu prisé des photographes lui semble-t-il, le tente.
Il s’attachera à garder la mémoire de l’activité sidérurgique aux aspects si variés et à rendre hommage à ceux qui œuvrent dans ce milieu souvent hostile.
Cette collection sera exposée en Lorraine : Terville, Florange, Stuckange ; puis dans les P.O. à St-André et Ponteilla. Suite au « Prix Charlemagne », de Thionville, une sélection circule pendant huit mois en France, au Luxembourg, en Allemagne. La photo « Le Fondeur » est lauréate dans la Loire, puis à Hayange dans le cadre du tricentenaire de la sidérurgie lorraine.
En 2001 des raisons de santé conduisent Michel Lesage dans les Pyrénées Orientales, mais lui interdisent désormais la pratique du laboratoire argentique. Heureusement, les techniques numériques deviennent matures : il se reconvertit.
L’écriture aussi le tente, ce sera un roman : « Gustave et l’exécutif », critique du système qui nous gère.
Il réfléchit maintenant à un travail photographique basé sur la Catalogne contemporaine... Et pourquoi pas l’occasion de mêler texte et photos ?
Michel LESAGE
AU COEUR DE L’ACIER